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Les protections hygiéniques sont-elles néfastes ?

Quelles protections hygiéniques choisir durant nos règles ?
Serviettes et tampons, blanchis au chlore ? Protections bio ? Jetables ou réutilisable ? Cup en silicone ou en latex ? Culottes menstruelles ?
En plus des nombreuses options à notre disposition, les questions santé et écologiques viennent compliquer le choix en soulevant certains points préoccupant, mais néanmoins essentiels !

Dans cet article nous allons passer brièvement en revue les différents impacts au niveau santé et écologique. Nous allons également tenter de répondre à certains questionnements afin de vous aider à faire le choix les plus adéquat pour vous ! 

Quelques questionnements

Savez-vous combien de produits chimiques contiennent les serviettes hygiéniques et les tampons ?
Connaissez-vous le nombre de protections hygiéniques qu’une femme utilise au cours de sa vie ?
Avez-vous réalisé que les muqueuses – comprenant les lèvres et le vagin – sont des voies d’absorption très importantes ? Et que ces dernières conduisent les substances qu’elles absorbent directement dans la circulation sanguine ?!

Le point écologique

En moyenne, une femme utilise 11000 tampons ou serviettes au cours de sa vie.
Cela représente 23’000€ d’après des études françaises.
Mais ceci représente surtout une quantité énorme de ressources et de matières premières qui sont exploitées à la terre. Et qui ne durent que quelques heures avant d’être jetées à la poubelle. Oui oui, à la poubelle et non dans les toilettes, vous comprendrez en lisant ci-dessous, que ces produits sont loin d’être biodégradable !
Alors qu’on pourrait bien s’en passer en optant pour des alternatives écologiques et bien plus saines pour notre santé.

Voici un passage de Fémininbio qui résume bien le contenu de ces produits :

Pour fabriquer leurs serviettes, protège-slips et tampons, la plupart des marques d’hygiène féminine utilisent des matériaux synthétiques et de la cellulose. Il y a du plastique, bien sûr, mais également des poudres chimiques super absorbantes (SAP), certes très efficaces pour l’absorption, mais elles aussi sont issues de matières premières dérivées du pétrole. La cellulose, elle, vient de la pulpe de bois. Pour son utilisation dans les protections féminines, elle est, la plupart du temps, blanchie au chlore. Le blanchiment au chlore laisse des résidus de dioxine, un polluant très persistant dans l’environnement et présentant une toxicité potentielle élevée pour la santé humaine.

Comme vous avez pu le lire, de la cellulose, du plastique, des poudres absorbantes chimiques, des parfum et parfois de coton composent les serviettes et tampons jetables.
Le coton, lorsqu’il n’est pas issu d’une agriculture bio, est traité avec des pesticides, ce qui n’est pas sans danger pour la santé.

Enfin, certains tampons et serviettes sont traités au chlore ou dérivés, ce qui libère des substances – appelées dioxines – dont personne n’a pu affirmer l’absence de risque !
Il s’agit ici d’un double impact, tant niveau écologique, que santé.

Le point santé

Les dioxines, les pesticides, les parfums et autres substances restent bien évidemment présents dans le produit final, passant ainsi de nombreuses heures directement en contact avec nos muqueuses.
Et il faut savoir qu’une flore bactérienne compose notre muqueuse – très sensible. Cette flore permet la préservation de son équilibre et lutte contre les germes pathogènes.

Flore vaginale

Hors, il se trouve que le chlore, les pesticides et certains perturbateur endocrinien dérivés du plastique, déstabilisent, voir détruisent, cette flore déjà fragilisée par la période menstruelle.
Ce qui a pour répercussion un terrain propice aux différents soucis gynécologiques tels que ; démangeaisons, brûlures, irritation.
À long terme, on voit apparaître des mycoses ou infections urinaires à répétition, de pertes blanches abondantes, des démangeaisons, des irritations, de la sécheresse vaginale, etc.

Choc toxique

Plus grave encore, il y a le risque de choc toxique !
C’est une bactérie, le staphylocoque doré, dont certaines personnes sont porteuses qui provoque le choc toxique.
Dans d’autres cas, il est introduit par voie externe – mauvaise hygiène, contamination du tampon, de la cup, etc et va se développer à l’intérieur du corps.
Les tampons, qui restent présents plusieurs heures dans l’organisme, font stagner le sang dans le vagin.
Ainsi, selon le professeur Gérard Lina  « Le caractère hyper-absorbant des tampons fait que le sang qui est autour est absorbé et que la bactérie à ce moment-là est mieux oxygénée ». 
Ceci permet à la bactérie de se développer très vite et de pouvoir libérer ses toxines dans toute la circulation sanguine, via la muqueuse vaginale.
Bien sûr, ces circonstances varient selon l’état du système immunitaire de la personne.

Perturbateurs endocriniens

N’oublions pas les perturbateurs endocriniens, dérivés des plastiques qui composent les serviettes et tampons. Ils sont directement absorbés par la muqueuse pouvant provoquer divers troubles, tels que les dérèglements hormonaux.

Lorsqu’on sait qu’une femme utilise en moyenne 11’000 protections hygiéniques au cours de sa vie, on imagine le nombre de fois où les risques santé sont encourus.

Les options à disposition

Ne paniquez pas, il existe de nombreuses alternatives, efficaces, économiques, écologiques et sans danger !
C’est ce que nous allons voir dans un prochain article !

  • Tampons et serviettes en coton bio, non blanchis.
  • Serviettes en tissu lavable
  • Cup
  • Culotte menstruelle
  • Flux instinctif libre

Envie d’en savoir plus ?

N’oubliez pas nos ateliers qui vous permettent d’aller plus en profondeur dans les thématiques abordées sur ce blog !
C’est l’occasion de pouvoir expérimenter et échanger personnellement.
Rendez-vous sur notre page Ateliers, pour découvrir les options possibles autour de l’hygiène intime au naturel !

Si vous souhaitez que l’on développe plus autour de cette thématique, n’hésitez pas à nous le dire en commentaires ! 😉

En attendant, détendez-vous et Savourez Votre Vie ! 🌻
Jessica

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